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ISIDORE, un grand et beau projet dont nous sommes très fiers

Lundi 4 avril étalt le jour de la saint Isidore, le patron des informaticiens et internautes. C’est le jour qu’avait judicieusement choisi les hautes autorité du CNRS pour lancer officiellement ISIDORE, le nouveau portail des sciences humaines et sociales, un projet piloté par le  TGE Adonis et réalisé réalisé par le CCSd. C’est un projet auquel Antidot a contribué, en apportant ses solutions logicielles Antidot Finder Suite et Antidot Information Factory, aux côtés de ses partenaires Sword et Mondeca.

ISIDORE est un projet qui a mobilisé beaucoup d’énergies chez Antidot durant des mois, et qui, comme c’est le cas dans tout grand projet informatique, nous a parfois fait souffrir. Pour autant, nous sommes fiers d’y avoir participé, et cela pour 2 raisons :

ISIDORE est utile à la société

En mettant à disposition du public plus d’un million de publications de la recherche française en sciences humaines et sociales, ISIDORE diffuse de la connaissance. Des savoirs jusqu’alors réservés aux seuls chercheurs sont désormais disponibles, à portée de clic, pour les étudiants et pour toute personne qui s’intéresse à la philosophie, l’histoire, la démographie, la psychologie… Bien entendu, nos technologies sont toujours utiles : Antidot Finder Suite rend service aux consommateurs quand il leur permet de trouver plus facilement les produits répondant à leurs attentes sur les sites web de très nombreux marchands en ligne (*).

AFS est utile quand il permet de trouver de l’information sur les sites de grands médias comme TF1, Radio France ou Le Point, ou de grands services publics comme Service-Public.fr, la Sécurité Sociale, l’Assurance Maladie, les Agences Régionales de Santé, l’INSERM, l’AFPA, l’APCE ou encore l’Autorité de Sûreté Nucléaire… et maintenant ISIDORE !

Car ce qui nous motive tous dans le projet d’entreprise d’Antidot, c’est la mission que nous nous sommes assignée il y a bientôt 12 ans : « conçevoir des solutions d’accès à l’information permettant aux organisations et aux hommes de comprendre, de décider et d’agir ».

ISIDORE a fait progresser Antidot, dont il concrétise la vision

Pour réaliser cet ambitieux projet, nos avons proposé au CNRS de mettre en œuvre les technologies du web des données, sur lesquelles nous travaillons depuis de nombreuses années et qui ont été intégrées au cœur de la version 7 d’Antidot Finder Suite et aussi de notre nouvelle solution Antidot Information Factory qui a été dévoilée il y a 2 semaines au salon Documation.

Ces technologies constituent en effet le moyen le plus efficace pour collecter les contenus de 850 sources représentant plus d’un million de publications, pour nettoyer et normaliser toutes les données, les enrichir (classification automatique, annotation à la volée), et les aligner sur des référentiels partagés par la communauté scientifique. Plus de 30 traitements distincts sont réalisés par Antidot Information Factory sur chaque document collecté afin d’homogénéiser et valoriser l’information contenue.

Les données enrichies sont rendues accessibles via AFS v7, le moteur de recherche sémantique d’Antidot, et sont exposées via un point accès SPARQL dans un souci d’ouverture des données publiques (Open Data), selon les règles du Web de données (Linked Data). Concrètement ISIDORE est aujourd’hui le plus grand projet Linked Data / Open Data mené à bien en France.

Au-delà d’ISIDORE

Antidot apporte une vraie réponse industrielle à une problématique qui se pose désormais à toutes les organisations :

« Comment mieux mailler et articuler les données issues de différents entrepôts pour produire une information contextualisée et donc vraiment pertinente ? »

Avec Antidot Information Factory, conjuguée à notre moteur de recherche Antidot Finder Suite, nos clients peuvent créer un « hub de valorisation et d’accès à l’information » au service de leurs utilisateurs, pour permettre de nouveaux usages qui vont bien au-delà de ce que permettent les approches traditionnelles que sont la « recherche fédérée » ou  les « search based applications » dont les limites sont maintenant bien connues.

Nous remercions les équipes du CNRS – TGE Adonis et CCSd d’avoir choisi nos solutions pour bâtir ISIDORE à qui nous souhaitons une très longue vie !

Pour aller plus loin :

A lire aussi, ces 2 documents complets :

(*) 3 Suisses Benelux, 3 Suisses Culture, Bricorama, Camaïeu, Château Online, Cultura, Damart, Discounteo, Feu Vert, Galeries Lafayette, IKKS, Internity, King Jouet, Made in Design, Made in Sport, La Maison de Valérie, Mathon, MotoBlouz, NM Médical, Oreca, Pecheur.com, Petit Bateau, Pimkie, Privilège Discount, Sexy Avenue, Wanimo… utilisent AFS@Store, la déclinaison e-commerce du moteur de recherche AFS, directement dans des logiciels spécifiques, dans des plateformes OpenSource comme Magento ou OS Commerce ou dans les solutions e-commerce de Compario, Digitas ou DotSoft.

Les référentiels ont-il un avenir ?

Thésaurus, listes d’autorité, plans de classement… depuis bien longtemps les référentiels ont prouvé leur utilité dans le domaine documentaire. Ils ont été le fondement de la gestion et de l’organisation de l’information dans les cellules documentaires, les bibliothèques, chez les éditeurs de contenus. L’avènement de l’informatique et d’Internet a sensiblement modifié leur usage et a nécessité une refonte de leur format et parfois de leur contenu.

Jusqu’au jour où le Web 2.0 est venu remettre en cause leur existence. Avec la « folksonomie », c’est l’utilisateur qui tagge, qui étiquette, qui décrit. Chacun annote comme il veut et classe comme il l’entend. L’ordre né de l’entropie. Une vraie révolution copernicienne.

« Le pouvoir au peuple ! à bas la dictature des référentiels ! ». En des temps pas si lointains où tout était politique, le référentiel aurait-il été qualifié de bourgeois ? Outil d’asservissement de l’utilisateur ignorant des choses subtiles de la classification et de l’indexation, réservé à une élite sachante ?

La recherche en texte intégral n’est-elle pas la solution idéale ? Le Graal qui délivre la connaissance ? Après Google qui met à mal les cellules de veille, Internet va-t-il tuer les référentiels ? Le référentiel a-t-il vécu ? Il est vrai que si l’on regarde de près des services comme Flickr ou Delicious, les résultats sont plutôt probants.

Lors de la conférence que nous tenons à Documation le 17 mars à 14h30, nous aborderons ce sujet en détail et essayerons de comprendre l’intérêt des référentiels à l’heure du Web 2.0 et de la montée en puissance du Web Sémantique (Web 3.0).