Web sémantique & E-Commerce – Enjeux

Face à la multiplication des acteurs et à l’accroissement du marché du E-Commerce, l’enjeu est clair pour les sites marchands : gagner en visibilité. Les solutions pour y parvenir sont connues :

  • améliorer le référencement
  • partager et valoriser son catalogue auprès d’un écosystème de partenaires (revendeurs, comparateurs de prix, places de marché).

En plus des techniques traditionnelles (Référencement naturel et API Web) émergent, aujourd’hui, des solutions normalisées (RDFa, Good Relations, Linked Data) issues des travaux menées depuis plus de 10 ans au sein du W3C sur le Web sémantique. Resté longtemps l’apanage des laboratoires de recherche, le Web sémantique est une réalité industrielle implémentée par des grands acteurs du Web tels que Facebook, Yahoo! ou Google, de même que des acteurs du E-Commerce tels que BestBuy, O’Reilly ou overstock.com. Ces initiatives ouvrent une nouvelle ère dans le domaine de la valorisation, du traitement et de la recherche des données du E-Commerce avec l’objectif d’améliorer l’expérience des utilisateurs.

L’essentiel de ce billet reprend les idées exposées dans la présentation « Web sémantique et E-Commerce » disponible sur Slideshare et donnée à l’occasion du salon du E-Commerce à Paris

Le catalogue de produits est la richesse du eCommerçant et le site Web en est la matérialisation, la vitrine « virtuelle » pour les utilisateurs. C’est pourquoi sa maintenance, son enrichissement et sa valorisation sont des facteurs clé de succès pour les sites marchands. La complexité de cette tâche est à la hauteur de l’enjeu et ce travail peut s’avérer rapidement fastidieux et lourd tant pour améliorer la visibilité des produits sur les moteurs de recherche grand public, les techniques dit de référencement naturel étant de plus en plus complexes à maintenir avec l’augmentation de la concurrence, que pour exposer les données du catalogue auprès des partenaires qui présentent chacun des particularités en l’absence de normalisation ou pour l’agrégation de données hétérogènes provenant des différents fournisseurs.

Face à ces difficultés, les technologies du Web sémantique proposent aujourd’hui des solutions.

La tour de Babel
Telle la tour de Babel, chaque site propose sa solution pour exposer
les données du E-Commerce

Qu’est-ce-que le Web sémantique ou le Web de données ?

logo du Web sémantiqueCréé il y a plus de 20 ans, le Web constitue un cadre d’interopérabilité pour mettre à disposition, partager et lier des documents sur un réseau de machines connectées. Pour ce faire, il s’appuie sur un ensemble de briques technologiques qui va du langage de communication (HTTP) au langage de structuration d’une page Web (HTML). La force du Web réside dans un consensus né de la normalisation de ces briques ce qui assure l’interopérabilité. Dans le même état d’esprit, le W3C, l’organisme de normalisation du Web, et de nombreux laboratoires de recherche travaillent depuis plus de 10 ans à l’élaboration avec la même architecture technologique d’un cadre d’interopérabilité pour mettre à disposition, partager et lier des données structurées. Alors que les documents étaient à destination des humains, cette nouvelle étape dans l’histoire du Web a vocation à améliorer le traitement des informations et des données par les machines dans un contexte de réseau décentralisé.

S’appuyant sur l’architecture du Web (protocole HTTP, principe d’identification avec des URL), le Web sémantique propose lui-même un ensemble de briques technologiques (RDF, OWL/RDFS, SKOS, SPARQL).

Exposer la richesse de son catalogue dans les pages Web

Choosing How to publish. Both, human and machine readable
A la différence d’un humain, une machine n’est pas en capacité de comprendre les différentes informations d’une fiche de caractéristique produit publiée sur une page Web. En particulier, les moteurs de recherche n’identifient pas directement le sens des différentes données et ne savent pas faire de différences entre l’intitulé du produit, sa marque, sa description ou encore son prix. En effet, le but poursuivi par HTML n’est pas d’encoder le sens des informations, mais la structure de la page Web en vue de sa lecture par un humain. A l’inverse, le modèle RDF poursuit précisément cet objectif. Afin de réconcilier les deux au sein d’une page Web, le W3C a mis au point une syntaxe, le RDFa, pour ajouter des assertions/triplets RDF dans le code HTML. Cette syntaxe se présente sous la forme d’attributs invisibles pour l’utilisateur, mais que la machine sera en capacité d’analyser.

Mais, si le W3C a normalisé le modèle (RDF) et la syntaxe (RDFa), c’est-à-dire la manière d’introduire du RDF dans le HTML, en revanche il ne s’occupe pas de normaliser tous les vocabulaires pour tous les domaines. Or, pour assurer toutes les conditions d’interopérabilité, il est nécessaire, comme pour les humains, d’utiliser le même vocabulaire. Dans le domaine du E-Commerce, le RDFa devient peu à peu un enjeu pour améliorer le référencement. Yahoo!, tout d’abord, avec le programme SearchMonkey, Google avec les Google Rich Snippets et, enfin, Facebook avec l’Open Graph Protocol ont annoncé le support de RDFa pour améliorer le rendu des résultats de la recherche ou des recommandations de leurs utilisateurs. Dans ce cadre, ils proposaient tous les deux des vocabulaires spécifiques. De manière parallèle, un chercheur allemand, Martin Hepp, a mis au point et initié la promotion d’un autre vocabulaire beaucoup plus complet, Good Relations.

Logo du vocabulaire Good RelationsL’annonce de l’arrêt de SearchMonkey suite à la décision de Yahoo! d’arrêter ces activités “Moteur de recherche” au profit de celui de Microsoft, Bing, et l’annonce récente par Google du support de Good Relations le propulsent comme le vocabulaire de référence pour décrire des produits. Même si le programme Google Rich Snippet n’est actuellement pas disponible dans sa partie “Produits” sur les déclinaisons européennes du moteur de recherche, Google a d’ors et déjà annoncé que ses équipes y travaillaient. Lorsqu’on voit un groupe comme BestBuy qui annonce une augmentation de 30% de son trafic suite à l’implémentation de RDFa et Good relations dans ses pages, on ne peut qu’inviter les sites marchands français à préparer l’avenir et à s’y mettre dès maintenant.

Exemple de Google Rich Snippet avec RDFa et Good Relations
Exemple de Google Rich Snippet avec RDFa et Good Relations

Maintenant que nous avons exposé les enjeux et le contexte industriel, nous verrons dans le prochain billet comment concrètement ajouter du RDFa dans une page Web, ainsi que l’apport des solutions Antidot dans ce domaine.

L’automne est la saison du e-commerce

Il y a des choses qui reviennent régulièrement tous les ans, et en journalisme cela s’appelle un « marronnier ». Ainsi en septembre il y a la rentrée des classes et… le salon E-Commerce à Paris !

Au sein de ce rendez-vous incontournable de tous les acteurs européens du e-commerce, l’équipe Antidot anime cette année 2 conférences, dans lesquelles nous avons voulu sortir des sentiers battus : nous ne vous parlerons pas de référencement ou d’e-mailing, pas de discours fumeux sur la maximisation de la transformation. Nous avons en effet choisi lors de ces 2 interventions d’aborder deux thèmes plus axés sur l’innovation afin d’illustrer comment des évolutions technologiques bouleversent régulièrement les habitudes et le paysage, y compris dans le eCommerce.

Premier sujet, l’évolution technologique du Web : dans le cadre d’une matinée « Les nouveaux leviers pour booster ses ventes en ligne », lors d’une intervention intitulée « E-commerce et Web Sémantique : la révolution est en marche » (le mardi 21 à 11h salle S1), nous montrerons comment le web sémantique permet d’industrialiser le référencement de vos produits sur les moteurs de recherche, l’exposition de vos offres vers les comparateurs de prix et vers les places de marché, la consolidation et la structuration des catalogues… Aujourd’hui, les technologies microformats, RDFa et LinkedData sont opérationnelles, et ne pas les intégrer revient à se marginaliser.

Second focus, les usages : au cours d’une matinée « Le moteur de votre succès en ligne ! », l’autre intervention Antidot est titrée « Moteur de recherche e-commerce et interfaces utilisateurs » (le mercredi 22 à 10h15 salle S6). En effet, un bon moteur de recherche offre une panoplie fonctionnelle très large : auto-complétion, tolérance, catégorisation, filtrage, produits similaires… Mais cette richesse, pour donner sa pleine mesure et améliorer significativement l’expérience client, doit être proposée de façon simple, efficace et intuitive. C’est pourquoi nous passerons en revue les bonnes pratiques en matière d’interface utilisateur afin de dégager celles qui sont vraiment créatrice de satisfaction utilisateur.

L’équipe Antidot sera présente durant les 3 jours de cet évènement sur le stand H22 : nous serons à votre disposition, par exemple pour vous présenter nos dernières solutions e-commerce et de belles références clients, comme par exemple Cultura et Milonga Music. Passez donc nous voir !