Les référentiels ont-il un avenir ?

Thésaurus, listes d’autorité, plans de classement… depuis bien longtemps les référentiels ont prouvé leur utilité dans le domaine documentaire. Ils ont été le fondement de la gestion et de l’organisation de l’information dans les cellules documentaires, les bibliothèques, chez les éditeurs de contenus. L’avènement de l’informatique et d’Internet a sensiblement modifié leur usage et a nécessité une refonte de leur format et parfois de leur contenu.

Jusqu’au jour où le Web 2.0 est venu remettre en cause leur existence. Avec la « folksonomie », c’est l’utilisateur qui tagge, qui étiquette, qui décrit. Chacun annote comme il veut et classe comme il l’entend. L’ordre né de l’entropie. Une vraie révolution copernicienne.

« Le pouvoir au peuple ! à bas la dictature des référentiels ! ». En des temps pas si lointains où tout était politique, le référentiel aurait-il été qualifié de bourgeois ? Outil d’asservissement de l’utilisateur ignorant des choses subtiles de la classification et de l’indexation, réservé à une élite sachante ?

La recherche en texte intégral n’est-elle pas la solution idéale ? Le Graal qui délivre la connaissance ? Après Google qui met à mal les cellules de veille, Internet va-t-il tuer les référentiels ? Le référentiel a-t-il vécu ? Il est vrai que si l’on regarde de près des services comme Flickr ou Delicious, les résultats sont plutôt probants.

Lors de la conférence que nous tenons à Documation le 17 mars à 14h30, nous aborderons ce sujet en détail et essayerons de comprendre l’intérêt des référentiels à l’heure du Web 2.0 et de la montée en puissance du Web Sémantique (Web 3.0).