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Bonne année 2012 !

Monday, January 9th, 2012

 

 

 

ISIDORE, un grand et beau projet dont nous sommes très fiers

Wednesday, April 6th, 2011

Lundi 4 avril étalt le jour de la saint Isidore, le patron des informaticiens et internautes. C’est le jour qu’avait judicieusement choisi les hautes autorité du CNRS pour lancer officiellement ISIDORE, le nouveau portail des sciences humaines et sociales, un projet piloté par le  TGE Adonis et réalisé réalisé par le CCSd. C’est un projet auquel Antidot a contribué, en apportant ses solutions logicielles Antidot Finder Suite et Antidot Information Factory, aux côtés de ses partenaires Sword et Mondeca.

ISIDORE est un projet qui a mobilisé beaucoup d’énergies chez Antidot durant des mois, et qui, comme c’est le cas dans tout grand projet informatique, nous a parfois fait souffrir. Pour autant, nous sommes fiers d’y avoir participé, et cela pour 2 raisons :

ISIDORE est utile à la société

En mettant à disposition du public plus d’un million de publications de la recherche française en sciences humaines et sociales, ISIDORE diffuse de la connaissance. Des savoirs jusqu’alors réservés aux seuls chercheurs sont désormais disponibles, à portée de clic, pour les étudiants et pour toute personne qui s’intéresse à la philosophie, l’histoire, la démographie, la psychologie… Bien entendu, nos technologies sont toujours utiles : Antidot Finder Suite rend service aux consommateurs quand il leur permet de trouver plus facilement les produits répondant à leurs attentes sur les sites web de très nombreux marchands en ligne (*).

AFS est utile quand il permet de trouver de l’information sur les sites de grands médias comme TF1, Radio France ou Le Point, ou de grands services publics comme Service-Public.fr, la Sécurité Sociale, l’Assurance Maladie, les Agences Régionales de Santé, l’INSERM, l’AFPA, l’APCE ou encore l’Autorité de Sûreté Nucléaire… et maintenant ISIDORE !

Car ce qui nous motive tous dans le projet d’entreprise d’Antidot, c’est la mission que nous nous sommes assignée il y a bientôt 12 ans : « conçevoir des solutions d’accès à l’information permettant aux organisations et aux hommes de comprendre, de décider et d’agir ».

ISIDORE a fait progresser Antidot, dont il concrétise la vision

Pour réaliser cet ambitieux projet, nos avons proposé au CNRS de mettre en œuvre les technologies du web des données, sur lesquelles nous travaillons depuis de nombreuses années et qui ont été intégrées au cœur de la version 7 d’Antidot Finder Suite et aussi de notre nouvelle solution Antidot Information Factory qui a été dévoilée il y a 2 semaines au salon Documation.

Ces technologies constituent en effet le moyen le plus efficace pour collecter les contenus de 850 sources représentant plus d’un million de publications, pour nettoyer et normaliser toutes les données, les enrichir (classification automatique, annotation à la volée), et les aligner sur des référentiels partagés par la communauté scientifique. Plus de 30 traitements distincts sont réalisés par Antidot Information Factory sur chaque document collecté afin d’homogénéiser et valoriser l’information contenue.

Les données enrichies sont rendues accessibles via AFS v7, le moteur de recherche sémantique d’Antidot, et sont exposées via un point accès SPARQL dans un souci d’ouverture des données publiques (Open Data), selon les règles du Web de données (Linked Data). Concrètement ISIDORE est aujourd’hui le plus grand projet Linked Data / Open Data mené à bien en France.

Au-delà d’ISIDORE

Antidot apporte une vraie réponse industrielle à une problématique qui se pose désormais à toutes les organisations :

« Comment mieux mailler et articuler les données issues de différents entrepôts pour produire une information contextualisée et donc vraiment pertinente ? »

Avec Antidot Information Factory, conjuguée à notre moteur de recherche Antidot Finder Suite, nos clients peuvent créer un « hub de valorisation et d’accès à l’information » au service de leurs utilisateurs, pour permettre de nouveaux usages qui vont bien au-delà de ce que permettent les approches traditionnelles que sont la « recherche fédérée » ou  les « search based applications » dont les limites sont maintenant bien connues.

Nous remercions les équipes du CNRS – TGE Adonis et CCSd d’avoir choisi nos solutions pour bâtir ISIDORE à qui nous souhaitons une très longue vie !

Pour aller plus loin :


A lire aussi, ces 2 documents complets :

(*) 3 Suisses Benelux, 3 Suisses Culture, Bricorama, Camaïeu, Château Online, Cultura, Damart, Discounteo, Feu Vert, Galeries Lafayette, IKKS, Internity, King Jouet, Made in Design, Made in Sport, La Maison de Valérie, Mathon, MotoBlouz, NM Médical, Oreca, Pecheur.com, Petit Bateau, Pimkie, Privilège Discount, Sexy Avenue, Wanimo… utilisent AFS@Store, la déclinaison e-commerce du moteur de recherche AFS, directement dans des logiciels spécifiques, dans des plateformes OpenSource comme Magento ou OS Commerce ou dans les solutions e-commerce de Compario, Digitas ou DotSoft.

Compte-rendu du premier Meetup Web Sémantique

Wednesday, December 22nd, 2010

A l’initiative de Gautier Poupeau, ardent prosélyte des technologies du web sémantique et consultant chez Antidot, a eu lieu une première rencontre ou « meetup » du groupe « Les rencontres du Web de données » sponsorisé par le W3C.

Cet événement a rassemblé, de manière informelle, une trentaine de participants d’horizons divers,  jeudi 16 décembre. Nous remercions l’IRI – Institut de Recherche et d’Innovation du centre Pompidou – d’avoir mis à notre disposition, au cœur de Beaubourg, une salle qui a permis de recevoir ce Meetup dans de très bonnes conditions.

Le thème retenu pour ce premier atelier était “Comment réconcilier le SI legacy et le Web par le Web sémantique ?“, et Christian Fauré, Principal Enterprise Architect chez Cap Gemini et défenseur de longue date du Web sémantique, avait accepté notre proposition de l’animer.

En effet, dans deux récents billets de son blog, titrés “Les technologies relationnelles dans les systèmes d’information” et “Métastabilité et architectures logicielles“, Christian a développé un propos selon lequel il faut distinguer les “technologies de gestion” – en gros, l’informatique de gestion et de production actuelle” et les “technologies relationnelles” – qui sont au cœur du Web. Et il pose la question de savoir en quoi les technologies du Web sémantique peuvent justement permettre de réconcilier ces deux visions.

L’idée était donc de nous réunir en atelier pour échanger autour de ce sujet des “technologies relationnelles” et de l’actualité du web sémantique – sérialisation du RDF, API RDF et RDF comme Hypermedia Type – en essayant de dresser la filiation du Web sémantique avec l’évolution du Web – Web 1.0, Web 2.0 et désormais Web 3.0 – d’une part et les applications traditionnelles du système d’information d’autre part.

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Une fois les participants accueillis par un représentant de l’IRI puis par Gautier, Christian a développé le propos déjà publié sur son blog. Il a, dans une première partie, introduit les concepts philosophiques qui sous-tendent sa réflexion en s’appuyant sur les travaux de Bernard Stiegler et de Gilbert Simondon sur la prolétarisation, l’individuation et les systèmes techniques : la grammatisation des relations entre individus s’inscrit dans un milieu technique qui favorise l’individuation (milieu associé) ou pas (milieu dissocié). Pour Christian, les “technologies de gestion” entraînent une désindividuation et donc plutôt la prolétarisation des utilisateurs et même des concepteurs et développeurs de ces systèmes, tandis que les “technologies relationnelles” sont au cœur de l’individuation psychique et collective. Christian considère que le bon concept pour distinguer si une technologie est plutôt “de gestion” ou “relationnelle” est le concept de « métastabilité » appliqué aux architectures logicielles.

Dans le web, la possibilité de feedback introduit la métastabilité : chaque contribution d’un utilisateur est source de feedback sur le service web qu’il utilise et contribue potentiellement à son évolution. Mieux, l’analyse des logs constitue déjà un feedback, alors qu’en technologie de gestion l’analyse des logs ne sert qu’à détecter un bug pour remettre le système logiciel dans un état stable, voire hyper-stable.

Dans les technologies relationnelles, et donc le web, l’itération – qui n’est pas la répétition – devient la norme, et le système entre graduellement en résonance avec ses utilisateurs. En revanche dans les technologies de gestion le système est intégralement spécifié, puis conçu et mis en production avant de passer en maintenance.

Qu’en est-il alors pour les technologies du Web sémantique ? Technologies de gestion ou technologies relationnelles ? La réponse est eu cœur même des interrogations qui accompagnent le Web sémantique depuis 10 ans. En effet, si le Web sémantique s’est d’abord orienté vers l’intelligence artificielle et les systèmes experts qui s’apparentent plutôt aux technologies de gestion, l’émergence depuis 2006 du « Linked Data » ou « Web de données » a permis de réintroduire le Web et les technologies relationnelles dans la réflexion sur le Web sémantique.

Malgré tout, le Web sémantique reste encore une promesse. En effet, l’enjeu du web sémantique aujourd’hui, afin de s’accomplir pleinement en tant qu’ensemble de  technologies relationnelles, est de se « socialiser » c’est-à-dire de ne pas se contenter d’être un « web des machines », avec un fort déséquilibre entre l’écriture de « données liées », qui se limiterait à un back-office, tandis que les utilisateurs seraient cantonnés à de la consultation en mode « lecture » dans le front-office.  Ceci s’inscrit dans un mouvement général du web qui se déplace vers l’utilisateur. Ce mouvement étant soutenu par les développeurs d’applications, comment amener les développeurs au web sémantique ?

En effet, Christian remarque que, De plus, de par la métastabilité inhérente au Web, le processus de normalisation d’une technologie du Web succède toujours  à son adoption. Or la normalisation des technologies du Web sémantique a jusqu’à maintenant suivi un chemin inverse, via des “propostions”, ce qui pourrait expliquer en partie les difficultés rencontrées. Comment alors, dans ces conditions, assurer la « socialisation » du Web sémantique, sa dissémination auprès des développeurs et, au-delà des concepteurs et développeurs, comment amener au web sémantique chaque utilisateur du Web, et de façon véritablement contributive ?

Afin de répondre à ces questions, Christian a esquissé pour finir quelques pistes techniques en posant les questions suivantes :

  • Peut-on développer avec des langages fonctionnels des applications mettant en œuvre RDF, sans perdre la richesse du graphe ?
  • Quelle sérialisation pour RDF ? XML est-il incontournable ?
  • Opportunité d’une API pour RDF ? L’API n’est-elle pas déjà HTTP ?
  • Faut-il faire de RDF un Hypermedia Type ?
  • Comment faire décoller l’usage de SparQL ?

Les échanges entre les participants ont été animés et parfois presque vifs. Moi qui suis encore au début de ma courbe d’apprentissage sur le web sémantique, j’en ai retenu les points suivants, que vous pouvez évidemment compléter ou discuter en commentaires de ce billet :

  • L’Union Européenne a approuvé une roadmap pour favoriser la publication massive de données publiques suivant les principes du Linked Data.
  • La question de la maturité des outils de stockage des données a été au cœur de plusieurs interventions sur les problématiques de montée en charge, de maintenance ou même de modèles sous-jacents pour le stockage (SGBDR classique avec éventuellement l’implémentation des standards en cours de réflexion au W3C sur le sujet : R2RML ou direct mapping,  column store…)
  • Le bénéfice premier et fondamental du web sémantique, c’est le partage de données : plus il y aura de données partagées via le web sémantique et plus il pourra y avoir de créativité autour de ces données : la publication en RDF peut créer un effet de réseau, et la valeur de ce réseau de données pourrait croître exponentiellement.
  • Le premier vecteur de diffusion du web sémantique et de RDF sera peut-être le e-commerce, car s’il existe une information que les entreprises sont prêtes à publier c’est bien leur catalogue. On constate d’ailleurs les progrès rapides de RDFa / GoodRelations, désormais adoptés par les grands acteurs car le secteur du commerce en ligne voit un intérêt de business immédiat. Ainsi par exemple la description complète d’un produit technique comme une chaudière peut nécessiter de décrire plusieurs centaines ’attributs : un graphe RDF le permet.

En conclusion, il a été rappelé que, si ce premier Meetup a été mis sur pied par Gautier et Antidot, qui en organisera un par trimestre, chaque participant peut évidemment s’impliquer en proposant des thèmes et en prenant en charge l’organisation de prochains ateliers : le champ à défricher est très vaste, et toutes les énergies sont à mobiliser !

J’en profite d’ailleurs pour mentionner une autre initiative très intéressante, avec cet événement qui aura lieu les 16 et 17 janvier à Paris : la conférence SemWep.Pro 2011 vous propose une journée de conférence et une journée de tutoriels destinées à faire se rencontrer les acteurs du Web Sémantique, tant du côté de la communauté scientifique que des industriels.

PS : Merci à Gautier, qui a pris le temps de me relire et d’ajouter de nombreux liens fort utiles.

Mise à jour le 10 janvier 2011 : la vidéo de l’intervention de Christian est disponible via son blog.