Archive for the ‘Open Source’ Category

Antidot publie la version 0.9.9 de db2triples

Friday, April 13th, 2012

À la veille de WWW2012, la conférence mondiale consacrée aux technologies du web dont Antidot est un des sponsors, nous mettons à disposition de la communauté Open Source la version 0.9.9  de la bibliothèque db2triples. Cette nouvelle version apporte des évolutions majeures concernant le support des Candidate Recommendations des standards R2RML et Direct Mapping publiées le 23 février 2012 par le W3C.

R2RML et Direct Mapping : Candidate Recommendations du 23/02/2012

Parmi les améliorations figurent donc le support natif de MySQL et PostGreSQL ainsi que d’autres bases de données SQL via des pilotes JDBC, la gestion des types binaires (encodage base64), la prise en compte des caractères de langue spéciaux ainsi que le typage implicite des données et leur conversion selon la norme XML Schema du W3C, la gestion des formes canoniques des littéraux en fonction de leur type et de la casse des identifiants SQL. Pour la liste complète des évolutions, se reporter à la Release Note.

Le Linked Data opérationnel en entreprise

Cette nouvelle version de db2triples constitue une avancée majeure pour le web sémantique, et particulièrement pour la réalisation de projets exploitant les standards du Linked Data en entreprise. En effet, les technologies R2RML et Direct Mapping supportées par db2triples fournissent une réponse standardisée à la problématique de transformation des données relationnelles en graphes RDF pour le chargement automatique d’entrepôts.

Ainsi db2triples s’avère particulièrement intéressant dans le cadre de projet Open Data ou Linked Data nécessitant la publication dans le web des données d’informations vivantes, bien plus facilement réexploitables que la mise en ligne de fichiers Excel ou PDF dont la réutilisation automatique est complexe, voire impossible.

Mise à jour le 24 juillet 2012 : db2triples est pleinement compatible avec le Working Draft du 29 mai 2012 des recommandations R2RML et DirectMapping : en effet, db2triples a passé avec succès les tests de conformité édictés par le groupe de travail RDB2RDF du W3C. Du coup ce composant logiciel, fourni en Open Source, figure dans la liste des implémentations validées  par l’organisme international de normalisation du web. Plus d’information dans notre communiqué de presse diffusé ce jour, en français et en anglais.

Grande semaine pour l’Open Data français !

Thursday, December 8th, 2011

Cette première semaine de décembre 2011 aura marqué le vrai démarrage du mouvement Open Data en France, avec en l’espace de 3 jours une succession dense d’événements importants : lundi a eu lieu  le lancement par la mission Etalab, dirigée par Séverin Naudet,  de la plateforme officielle data.gouv.fr. Mardi soir se tenait la seconde édition des Data Tuesdays, qui montent en puissance et où Antidot était présente. Enfin mercredi a été ouverte la plateforme de réflexion collaborative de la SNCF data.sncf.com.

Chez Antidot, l’approche Open Data nous enthousiasme vraiment, car nous sommes convaincus que c’est le début d’un mouvement qui, en ouvrant les données publiques, va permettre à l’intelligence individuelle et collective des citoyens d’exprimer sa créativité.

Désormais, les données commencent à être publiées, et les standards, technologies et outils sont disponibles : et du coup, tout le monde va comprendre que l’Open Data n’est plus un problème de “comment faire“, mais bien de “que faire” et surtout “pourquoi le faire“.

Or le “que faire” et le “pourquoi le faire” peuvent justifier d’interconnecter des jeux de données issus de producteurs très différents, et de mailler des informations de nature très diverses pour les réutiliser d’une façon qui n’avait pas encore été imaginée. Et du coup, on en vient à considérer qu’il faut partager des données les plus brutes possibles, sans le filtre d’APIs qui présupposent des usages et en limitent d’autres. Espérer que des APIs propriétaires associées à chaque jeu de données vont être vraiment utiles est illusoire, pour une raison très simple : si, pour bâtir une application exploitant 13 jeux de données différents, il faut intégrer 13 APIs de fournisseurs différents, alors le résultat du développement sera un monstre totalement impossible à maintenir et à faire évoluer dans le temps, et donc au final inutile.

Il faut donc que les organisations qui se lancent dans l’Open Data publient des données non seulement ouvertes mais pleinement réutilisables : à cet égard, on ne saurait se contenter de proposer de sous forme d’une collection, aussi riche soit-elle, de fichiers XLS, PDF ou même CSV qui vont nécessiter beaucoup de travail pour que les données qu’ils renferment soient vraiment exploitées. Comme l’a dit fort justement Tim Berners-Lee à TED 2009 : “Raw data now!

Le W3C a défini des standards pour l’accès aux données brutes, via l’approche du “web sémantique” ou “web des données” qui seul permet une réutilisation généralisée des données, par la mise en réseau massive des silos de données ouvertes où qu’ils se trouvent sur le web. 
Ces standards publiés par le W3C s’appellent RDF, OWL et  SPARQL. ils sont désormais matures et de nombreux outils existent pour les mettre en œuvre.

Nous considérons que la donnée brute en RDF, publiée dans le “nuage du Linked Open Data” ou “LOD cloud” est la seule vraie façon pérenne de permettre une réexploitation massive des données. Et nous ne sommes pas les seuls à le penser, si l’on en juge par la croissance formidable du LOD en l’espace de 4 ans : cliquez sur ces images de 2007, 2009 et 2011  pour les agrandir et mesurer la puissance de ce phénomène.



Pour découvrir l’approche ouverte du “web des données”, nous vous conseillons le lire 3 billets de blog très pédagogiques écrits par notre collaborateur Gautier Poupeau, grand spécialiste du web des données et de l’Open Data. Vous pouvez aussi consulter les différentes présentations d’Antidot sur Slideshare.

Enfin, nous vous rappelons que  notre solution Antidot Information Factory (PDF – 4 pages) permet, de manière industrielle, de mailler très largement des données de provenance et de nature très diverses, de les exploiter et de les valoriser, notamment dans le cadre de projets Open Data ou Linked Data. Par ailleurs, nous avons publié en Open Source une bibliothèque en Java appelée db2triples qui simplifie la transformation en graphe RDF de données issues de bases de données relationnelles classiques. Nos solutions et notre expertise sont à votre disposition, n’hésitez pas à faire appel à nous dans le cadre d’un projet pilote ou d’un “proof of concept” !

db2triples : une implémentation de R2RML et DirectMapping en Open Source

Friday, October 7th, 2011

Antidot apporte sa contribution au développement du Web de Données en ouvrant son implémentation des recommandations R2RML et DirectMapping du W3C.

Antidot est impliqué depuis de nombreuses années dans la mise en œuvre opérationnelle des recommandations et standards publiés par le W3C comme RDF, OWL, SKOS ou SPARQL. Ne se cantonnant pas à une approche purement académique, et fort de sa position sur le marché des solutions d’accès à l’information, Antidot a été l’un des premiers éditeurs de logiciels à confronter ces nouveaux outils du Web Sémantique aux besoins et contraintes de grands projets industriels.

Ainsi les dernières versions des solutions logicielles Antidot Information Factory et Antidot Finder Suite ont été parmi les tout premiers logiciels à intégrer nativement ces technologies, pour répondre aux problématiques concrètes de gestion de l’information en entreprise, et aux enjeux stratégiques qui les sous-tendent : réutilisation et urbanisation des données, création de données métier.

Antidot travaille depuis longtemps sur les enjeux de la valorisation des bases de données relationnelles, et en particulier de leur transformation en données sémantiques. C’est donc tout naturellement que nos équipes Recherche & Développement se sont penchées sur les recommandations R2RML et Direct Mapping [1] du W3C en cours de finalisation. Ces technologies apportent en effet une réponse normative à la problématique de la transformation de données relationnelles en graphes RDF pour le chargement automatique d’entrepôts.

Afin de confronter ces recommandations à la réalité opérationnelle de projets clients, Antidot a développé une implémentation à jour des dernières propositions de R2RML et DirectMapping. Et afin de faire bénéficier les communautés informatiques et académiques de nos avancées, nous avons décidé de publier ce composant logiciel en Open Source sous licence LGPL.

Appelée db2triples, cette implémentation en Java, qui s’adapte rapidement à toutes les plateformes. est disponible dès à présent sur la forge Github : http://github.com/antidot/db2triples

db2triples permet d’atteindre les trois buts fixés par le W3C :

  • intégrer les données provenant des bases SQL dans le Web de données (Linked Data)
  • donner la possibilité de les manipuler avec des langages standardisés tels que SPARQL
  • et enfin les regrouper avec d’autres types de données : référentiels, bases de connaissances…

La puissance de cet outil transparaît lors de l’utilisation de données provenant de bases complexes, où il permet rapidement et facilement de trouver les liens entre les données éparpillées dans de multiples tables, et de les enrichir grâce à la puissance de SPARQL 1.1 : nous avons réalisé de nombreux projets de recherche et d’accès à l’information par simple paramétrage en SPARQL de cet outil,  en particulier des indexations génériques de plateformes CMS basées sur WordPress et de sites e-commerce reposant sur la solution Magento.

Antidot a toujours baigné dans le monde de l’Open Source, et nous sommes heureux d’offrir à notre tour db2triples. Chacun peut immédiatement le mettre en pratique, et le modifier à sa guise, par exemple pour exposer immédiatement ses données selon les standards du Web de Données – Linked Data, ou tout simplement les voir sous un autre angle ! En effet, ce composant s’avère particulièrement intéressant dans le cadre de projet Open Data afin de permettre la publication de données vivantes, plutôt que la mise en ligne de fichiers Excel ou PDF dont la réutilisation automatique est complexe, voire impossible.

[1] Références : W3C Working Drafts (24 March 2011)